Grexit ou non, le monde ne s’arrête pas

Jean-François Gilles, co-founder of Eramus Gestion, says a strong or a weak euro does not depend of a Grexit but of fundamentals.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les ministres des finances de la zone euro (l’Eurogroupe), réunis depuis 11 heures ce dimanche, viennent de finir leur réunion pour tenter de trouver un accord sur la Grèce à Bruxelles.

Le sommet des chefs d’état des 28 pays membres de l’Union Européenne a été remplacé par une rencontre entre ceux des 19 pays composant la monnaie unique et ils ont pris le relais.

Faute d’informations nous ne commenterons pas cette actualité, mais les publications de la semaine écoulée et notre stratégie car le monde ne s’arrête pas.

L’Europe tout d’abord où l’indice Sentix mesurant la confiance des investisseurs a augmenté en juillet en dépit de l’incertitude croissante entourant la situation grecque. L’indice s’est raffermi, s’élevant à 18,5 contre 17,1 en juin qui marquait la première augmentation depuis avril.

Les composantes de l’indice ont montré que l’évaluation de la situation actuelle par les investisseurs a augmenté, atteignant 14,8 contre 11,8 le mois précédent, tandis que celle portant sur les perspectives a très légèrement diminué, passant de 22,5 à 22,3.

Maintenant, focus sur l’Allemagne à partir de deux données, les commandes à l’industrie et les chiffres du commerce extérieur.

Les commandes à l’industrie tout d’abord qui semblent se redresser au T2. Si elles reculent modestement de 0,2% sur un mois en mai, par contre cet élément a été écrasé par la révision significative des chiffres d’avril à +2,2% contre une première publication à +1,4%.

Sans changement en juin, cela conduirait à une hausse de 2,5% sur le trimestre et inverserait le recul de 1,5% du T1. La progression semble due principalement aux commandes à l’export.

Les nouvelles commandes des pays de la zone euro augmentent de 7% sur le trimestre, celles des autres pays de 2,5%, aussi le commerce extérieur devrait être un important contributeur à la croissance du PIB au T2. Les chiffres de mai reflètent une progression annuelle de 4,7% des commandes, au plus haut depuis juillet 2014, contre +1,3% en avril.

Un euro faible devrait permettre la poursuite de cette tendance dans les mois à venir en dépit des turbulences grecques : les ventes aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne sont fortes, avec celles aux autres pays de la zone euro, elles font plus que compenser la faiblesse de celles des pays émergents.

Après cette publication le 6 juillet, les chiffres du commerce extérieur étaient publiés le 9. Et ils confirment que la demande externe s’accroît. Les exportations progressent en mai de 1,7% sur un mois et de 10,1% sur un an après 7,4% en avril, c’est une progression record depuis quatre ans et ceci alors que le consensus s’attendait à un recul de 0,8% sur le mois.

Cette amélioration pourrait pousser la croissance du T2 un peu au dessus des attentes. De leur côté les importations progressent de 0,4% et l’excédent commercial explose à 270 milliards d’euros sur un an, 7% du PIB et un record depuis que cette série statistique existe en 1995 ; le surplus vis à vis des Etats-Unis a augmenté de 52% depuis 2012 et de 69% vis à vis de la Grande-Bretagne alors qu’il est en recul de 8% vis à vis des BRIC.

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