Cogefi Gestion privilégie les actions de la zone euro

Related Content Related Video Related Articles

Lucile Combe, directeur général de Cogefi Gestion, explique pourquoi la zone euro pourrait bien être la bonne surprise de 2015.

Que nous réserve 2015 ? Si complexité et volatilité devraient rester de mise, le palmarès pourrait cependant être bien différent de 2014. Nous restons en effet convaincus que la croissance européenne nous réservera de bonnes surprises et privilégions plus que jamais les actions de la zone euro dans notre allocation d’actifs.

La volalité perdurera notamment du fait des risques politiques en zone euro qui viendront baliser l’année 2015 : nécessaire résolution de l’équation grecque dans les semaines à venir à la suite de l’élection du parti Syriza, élections au Royaume-Uni en mai, puis au Portugal et en Espagne en fin d’année. Par ailleurs, nous ne sous-estimons pas les risques liés aux déséquilibres financiers et commerciaux engendrés par l’effondrement des prix du pétrole qui toucheront les pays exportateurs comme la Russie, le Venezuela, l’Indonésie ou le Moyen-Orient, ni même l’impact potentiel du changement de politique monétaire de la banque centrale américaine en deuxième partie d’année.

Cependant, le potentiel d’appréciation en Europe nous semble bien réel. Pourquoi tant d’optimisme ? Malgré les déceptions sur le rythme de reprise de la croissance, la zone euro est bel et bien sortie de récession en 2014. La croissance attendue en 2015 par le consensus (autour de 1%) reste très modeste et nous anticipons qu’elle devrait être révisée à la hausse en cours d’année, générant, à l’inverse de 2014, un momentum positif. Ce phénomène devrait être encore plus marqué pour les sociétés européennes et se traduire par une hausse de plus de 10% des bénéfices.

La croissance et les entreprises européennes vont en effet bénéficier en 2015 d’une conjonction exceptionnelle de quatre éléments favorables et synchronisés, jamais rencontrés :

• La baisse d’ampleur et durable de l’euro face aux principales devises, qui redonne de la compétitivité aux entreprises exportatrices et améliore par effet de conversion les résultats réalisés.

• L’effondrement du prix du pétrole qui va générer une hausse du pouvoir d’achat importante pour les consommateurs des pays importateurs et des baisses de coûts non négligeables pour nombre d’entreprises.

• La mise en place du QE (quantitative easing) de la BCE sur la base d’achats d’actifs pour 60 Mds d’euros par mois jusqu’en septembre 2016. Au-delà de l’effet « confiance » généré, la politique monétaire non conventionnelle de la BCE va permettre de maintenir durablement les taux à des niveaux historiquement bas. La reprise des crédits au secteur privé devrait en être facilitée.

• L’afflux de liquidités lié à l’action de la BCE qui devrait générer plus d’appétence au risque et se transmettre progressivement à la classe d’actifs actions. Une résolution intelligente du cas grec, avec son maintien dans la zone euro, devrait permettre le retour des investisseurs étrangers et pourrait même entrainer une apprécitiaon des multiples de valorisation.

Ces éléments, à eux seuls, devraient engendrer au moins 0.8 point de croissance pour la zone euro. De quoi rendre le consensus plus qu’atteignable !

preloader
Close Window
View the Magazine





You need to fill all required fields!