Investisseurs sont devenus plus prudents – Muzinich

Optimistes en début de mois, les investisseurs sont progressivement devenus plus prudents durant la période compte tenu des nouvelles inquiétantes en provenance d’Europe, des résultats bénéficiaires décevants des entreprises, des incertitudes entourant l’issue des élections aux Etats-Unis et du changement de gouvernement en Chine.

Selon un rapport mensuel de Muzinich & CO, l’enthousiasme a été douché par les nouvelles relatives à la nécessité d’une aide financière supplémentaire pour la Grèce et la baisse des recettes fiscales en Espagne.

Les bénéfices du troisième trimestre, en particulier les chif-fres liés aux ventes, sont ressortis en baisse tandis que les prévisions ont été plus moroses.

De nombreuses entreprises sont dans l’attente des résultats des élections américaines, mais pourraient redevenir plus proactives lorsqu’elles auront une meilleure visibilité sur la politique fiscale et budgétaire.

Dans un tel contexte, les obligations d’entreprises ont généré des performances positives, tandis que les emprunts d’Etat bien notés ont légèrement reculé, dit Muzinich.

La performance des obligations à haut rendement (high yield) a, dans l’ensemble, davantage été liée au coupon qu’à l’appréciation des titres.

Les facteurs techniques du segment high yield ont été plutôt favorables, compte tenu d’une reprise des flux d’investissement au profit de la classe d’actifs (néanmoins modérée dans le sillage de trois semaines de sorties de capitaux), tandis que le volume de nouvelles émissions a été robuste.

Le remboursement anticipé des obligations “callable” et les offres de rachat partiel ont fourni l’essentiel des capitaux utilisés pour financer les achats de ces nouvelles émissions.

Selon l’enterprise, l’année 2012 est d’ores et déjà une année record en termes de placement de nouvelles émissions sur le segment high yield.
Les entreprises ont été très agressives dans ce domaine, cherchant à tirer profit de l’environnement de taux faible pour se refinancer et reporter leurs maturités existantes.

“Bien que les émissions observées en octobre aient été de moindre qualité par rapport au reste de l’année, la plupart des entreprises ont reconstruit leurs bilans et ne sont que faiblement exposées à un risque de refinancement sur les deux prochaines années,” dit le rapport.

“En conséquence, les perspectives de défaut restent limitées pour 2013 et 2014, avec des taux de défaut anticipés inférieurs à 2% durant cette période. Cependant, nous continuerons de suivre l’utilisation faite par les entreprises des produits de ces nouvelles émissions.”

Muzinich pensent que le volume des nouvelles émissions obligataires à haut rendement restera soutenu, et que le marché pourra les digérer compte tenu des bilans solides des entreprises et de la vague historique de refinancement qui a eu lieu au cours des dernières années.

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