Les banques centrales ne sont pas pressées

Kempen Capital Management shares its views on its October’s asset allocation.

Des indicateurs économiques inférieurs aux attentes au sein des marchés émergents ainsi que la difficile décision de procéder à une première hausse des taux d’intérêt ont continué à dominer les marchés financiers le mois dernier. Le rapport inquiétant du FMI sur l’économie mondiale n’a servi qu’à attiser les flammes. Nous maintenons notre surexposition aux actions et notre sous-exposition aux obligations.

Il n’y a eu aucun changement important dans les valorisations individuelles des classes d’actifs ces dernières semaines. Les obligations d’État restent peu attrayantes contrairement aux actions qui conservent une valorisation attrayante par rapport aux obligations souveraines.

Concernant le cycle économique, nous assistons actuellement à un ralentissement de la croissance mondiale, mais anticipons une reprise l’an prochain. Le sentiment du marché devrait rester fébrile.

L’économie chinoise se stabilisera
Le gouvernement chinois continue de prévoir une croissance économique de 7 % en 2015, mais le reste du monde table sur un taux de croissance bien inférieur. L’indice PMI du secteur industriel a atteint son plus bas niveau depuis plus de six ans, indiquant que l’économie ralentira davantage dans les prochains mois.

Le ralentissement de la croissance chinoise se fait ressentir dans le monde entier. La croissance du commerce mondial fléchit, de sorte que les échanges commerciaux nets dans de nombreux pays impactent la croissance économique. En outre, le ralentissement de la croissance exerce une pression sur les prix des matières premières, qui, à leur tour, causent de la désinflation.

Nous anticipons une stabilisation de l’économie chinoise en début d’année prochaine. Les mesures de relance monétaire et budgétaire actuelles commenceront alors à lentement porter leurs fruits. Cependant, l’assouplissement monétaire a aussi son revers de médaille. Bien que la Chine considère la stabilité de la monnaie comme une priorité à court terme, l’assouplissement quantitatif ira de pair avec une dépréciation du renminbi à un peu plus long terme.

La Fed et la BoE ne sont pas pressées
La situation économique en Chine et dans les autres marchés émergents a conduit la banque centrale américaine à ne pas relever ses taux d’intérêt au mois de septembre. Depuis, les marchés financiers cherchent des réponses à cette décision monétaire.

La Fed a pour la première fois envoyé des signaux contrastés sur la hausse des taux d’intérêt. Ce manque de clarté rend les investisseurs nerveux et conduit à de fortes fluctuations dans les prévisions. Nous pensons que la volatilité persistera pour le moment. Bien que nous anticipions toujours une première hausse des taux d’intérêt à la fin de l’année 2015, il est de plus en plus probable que cette hausse sera reportée à 2016.

La Banque d’Angleterre est confrontée au même dilemme que la Fed. L’économie britannique affiche des résultats certes relativement robustes, mais les risques externes ont sensiblement augmenté. La BoE devrait donc laisser la porte ouverte à toutes les options.

Action monétaire et budgétaire imminente au Japon
La politique monétaire du Japon et de la zone euro est opposée à celle des États-Unis et du Royaume-Uni. Dans les deux ensembles, l’inflation est de nouveau dans le rouge en raison de la faiblesse des prix du pétrole.

Bien que les banques centrales ne tiennent généralement pas compte de la volatilité des prix de l’énergie, ces derniers peuvent constituer une menace pour l’ancrage des anticipations d’inflation.

Une révision à la baisse des prévisions d’inflation pour la zone euro a déclenché des spéculations croissantes au sujet d’un assouplissement quantitatif supplémentaire de la BCE. Nous n’en faisons toutefois pas un élément de notre scénario central.

Cependant, notre scénario central pour la BoJ inclut des mesures supplémentaires de relance monétaire.

La croissance du Japon se redresse très lentement. Bien que les données économiques subjectives (sentiment, perceptions et projets) continuent de plaider pour une reprise durable, cela n’est pas visible dans les indicateurs économiques objectifs (production industrielle, commandes).

Le gouvernement japonais et la banque centrale devront stimuler davantage l’économie pour éviter de miner le sentiment des investisseurs. Cela est particulièrement important en raison des élections prévues l’année prochaine.

Sentiment
Les inquiétudes sur l’état de l’économie mondiale et le manque de clarté entourant la politique monétaire aux États-Unis et au Royaume-Uni ont entraîné une hausse de la volatilité des marchés.

Maintenant que les préoccupations quant au ralentissement de la croissance chinoise s’atténuent lentement, les investisseurs semblent s’être de nouveau calmés. Nos indicateurs de sentiment sont actuellement en territoire neutre.

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