L’Ircantec présente sa stratégie en faveur de la transition énergétique

L’Ircantec, l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques, a présenté sa démarche en faveur de la transition énergétique.

L’Ircantec a développé une stratégie reposant sur quatre axes : mesurer, s’engager, financer et communiquer.

Pour les investissements en actions et obligations des entreprises, l’approche retenue par l’Ircantec se veut best in class et comporte également un filtre d’exclusion normative.

Pour les investissements en obligations souveraines, l’institution investit prioritairement dans les Etats menant des politiques publiques avancées par rapport aux piliers ESG.

Pour les investissements immobiliers, l’Ircantec se préoccupe de l’usage des bâtiments et investit en priorité dans des résidences pour personnes âgées et des logements étudiants.

Pour les investissements dans des thématiques spécifiques, elle souhaite financer des projets innovants ou d’intérêt général, palliant le désengagement de l’État ou des marchés concurrentiels.

L’institution a également demandé à ses gérants d’exercer ses droits de votes sur l’ensemble des sociétés du portefeuille actions, d’une valeur de 2,4 milliards d’euros.

La politique de vote de l’Ircantec s’appuie sur quatre piliers :

  • Un objectif de 25% de femmes siégeant dans les conseils d’administration (30% pour les sociétés françaises)
  • Un seuil « maximum socialement tolérable » fixé à 100 fois le salaire minimum pour la rémunération des dirigeants
  • Un dividende responsable (avec notamment un critère de cohésion sociale où l’évolution du dividende doit être en cohérence avec l’évolution de la masse salariale)
  • La transparence dans les comptes des entreprises du secteur financier et des nouvelles technologies afin de limiter l’abus d’optimisation fiscale avérée

Un suivi plus particulier a été mis en place pour les assemblées générales des 30 entreprises les plus importantes dans son portefeuille, ce qui représente un total d’1,2 milliard d’euros d’investissements.

313 résolutions ont ainsi été étudiées, indique l’Ircantec. Sur l’ensemble des assemblées générales où l’institution a voté en 2015, les résolutions ayant reçu la plus forte proportion de vote « contre » par ses gérants sont celles relatives aux rémunérations des dirigeants (95% d’opposition) et celles relatives à l’approbation du dividende (90% d’opposition)

Concernant le financement de projets liés à la transition énergétique, l’Ircantec explique que les obligations vertes représentent actuellement environ 4,5% des investissements du régime en obligation (contre moins de 1% pour la moyenne du marché), soit 230 millions d’euros.

En outre, l’institution s’est engagé dans un fonds spécifique dédié au financement des infrastructures d’énergie renouvelable et d’efficience énergétique.

L’Ircantec a également mis en place avec Allianz Global Investors un portefeuille actions « pilote » qui privilégie les entreprises proposant des solutions pour limiter le réchauffement climatique : celles qui ont des actions ambitieuses pour réduire leurs émissions de Gaz à effet de serre ou celles qui développent des solutions innovantes.

Après avoir signé le Global Statement on Climate Change en 2014 et le Montreal Carbon Pledge en 2015, s’est engagé à publier d’ici décembre 2015 l’empreinte carbone de ses portefeuilles d’actions cotées.

Elle la mesurera chaque année et mettra en œuvre des initiatives pour la réduire à terme significativement.

A fin 2014, 2,89 millions d’actifs cotisent au régime Ircantec via 64 400 organismes déclarants. Au total, 15,71 millions d’actifs y détiennent des droits.

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